lundi 20 octobre 2014

Le minimalisme au jour le jour


Bien sur, il y a la partie désencombrement physique (de la maison, du bureau, de la voiture), mais pour moi cette démarche ne s'arrête pas là, loin de là. Il faut également se simplifier et désencombrer la vie de tous les jours. Je m'y essaie, depuis quelques temps, je ne suis pas une hyper-active, loin de là, mais j'ai quand même du mal à ne pas me sentir tout le temps en retard, débordée ... Bref, il y a une grosse marge de progression. Voici quelques pistes picorées par ci par là (comme d'habitude sur des sites américains ou australiens)

Revoir ses priorités

Pour commencer, le plus important, c'est de faire une liste de ce qui est important dans votre vie:
- famille proche et moins proche
- passions
- objectifs

De mon côté j'ai une liste un peu hétéroclite:
- mon mari et mes enfants
- le reste de la famille
- nos chats
- la course à pied
- la guitare
- le tricot
- le minimalisme

Ce n'est pas forcément dans l'ordre d'importance, et puis j'ai des doutes, par exemple est-ce que je ne devrais pas carrément arrêter la guitare pour libérer un peu de temps, et surtout moins culpabiliser quand je n'ai pas le temps de la travailler correctement ?

Ce n'est pas dans mes top priorités, mais j'aimerais aussi beaucoup pouvoir travailler moins (ou plus du tout!) pour me consacrer au reste ! Mais là il y a le problème des finances, bien sûr !

Une fois qu'on a cette liste (pas toujours si évidente à rédiger) essayons de prendre un peu de recul et de réaliser et de limiter le temps qu'on passe sur des choses qui ne sont pas dans nos priorités.

Limiter les pertes de temps

Bien sur pour le boulot, ça va être difficile. Certains minimalistes ont quand même, au bout de quelques mois ou années de pratique, pu passer à temps partiel (minimaliste => réduction des dépenses)
On n'est pas toujours conscient du temps qu'on passe sur des activités annexes, et même quand on est conscient, ce n'est pas toujours facile de le réduire. Une bonne méthode, c'est de noter (chaque soir si possible) les tâches qu'on a faites par obligation, mauvaise habitude, voire "bétise". Ca permet de prendre du recul et de s'améliorer. Parmi les tâches qui sont sur ma liste:

  •  bien sûr toutes les tâches ménagères ! on ne peut pas les éliminer, mais je cherche des pistes pour y passer moins de temps
  • les courses
  • la télé (sauf un très bon film)
  • internet: alors là c'est terrible, entre Facebook, les blogs sur le minimalisme, la course à pied ou le tricot j'y passe vraiment trop de temps !
  • ce blog: je me pose parfois la question, mais en même temps il me force à me focaliser sur mes objectifs et m'oblige à réfléchir, je vais donc continuer encore un peu
Je pense que je vais pouvoir reprendre cette liste pour la compléter, elle me semble bien courte ! Je suis vraiment contente d'avoir réduit le temps passé devant la télévision, pour plusieurs raisons:
  • ça me permet de faire autre chose (lire, tricoter, travailler ma guitare)
  • ça me permet d'aller me coucher sans m'en vouloir parce que je me couche tard alors que j'ai regardé un truc débile (c'est bien fait ces émissions qu'on regarde jusqu'au bout alors qu'on sait quand le regrettera)
  • du coup comme je me couche plus tôt en semaine, plus besoin de grasse matinée le week-end, et j'adore me lever tôt (pas trop quand même) le samedi matin
  • mon mari s'installe avec moi quand je tricote et du coup on discute plus qu'avant
  • pas de publicités, pas de tentations

Une fois les pertes de temps identifiées, essayer au mieux de les réduire ou les éliminer:
- il y a des trucs tous bêtes, j'ai gagné pas mal de temps en remplaçant le gros hyper où on passe des heures par le petit supermarché local, ou en arrêtant de repasser les t-shirts et pijamas des enfants
- se forcer à ne pas consulter ses mails ou son Facebook à tout moment, arrêter de vouloir lire tous les articles de tous les blogs. Un bon truc que j'ai lu il y a quelques temps: une fois par semaine, faire le tri dans les articles de blogs et supprimer tous ceux qui ont plus d'une semaine et qu'on n'a toujours pas lu.

Arrêter de vouloir être Wonder woman

Depuis mon enfance, j'ai pensé qu'une fois adulte, j'allais avoir une super carrière, une famille, une belle maison, des beaux vêtements ... Alors pendant des années, surtout les lorsque les enfants étaient petits, j'ai essayé d'être au top et j'ai vécu sans arrêt avec le sentiment de ne pas passer assez de temps avec les enfants, de ne pas bosser assez,.. et en étant fatiguée tout le temps, et bien sur en ayant pas le temps de faire des choses pour moi (sport, loisir...)
Et pourtant j'ai la chance d'avoir un mari assez disponible et qui adore s'occuper des enfants !

Il m'a fallu un moment pour comprendre que j'allais droit dans le mur et que la réussite apparente (carrière, niveau de vie) n'apporte pas le bonheur (c'est peut être même le contraire, car on a tendance à se comparer aux autres qui font mieux, bien sûr et c'est l'engrenage infernal)

Ce qui rend heureux c'est de faire ce qu'on aime (même en petite quantité), de passer du temps avec ceux qu'on aime, tout en prenant le temps de savourer l'instant présent et aussi, de se reposer lorsque c'est nécessaire. Alors bien sûr gagner correctement sa vie et ne manquer de rien, c'est important, mais trimer pour se payer le sac à main du moment ou une nouvelle voiture, ça n'apporte que de la satisfaction à très court terme (vous avez remarqué comme la joie de s'acheter un sac à main ou une paire de chaussures peut être très vite remplacée par un sentiment de culpabilité ?)


Se débarrasser des engagements qui nous pèsent

Des invitations à dîner alors qu'on a envie d'une soirée tranquille, des réunions, du bénévolat, des discussions avec les voisins, tout ça s'est très bien, mais parfois c'est trop ! Il faut savoir dire non, et se concentrer sur l'essentiel.
Une fois que la maison et l'emploi du temps seront désencombrés, les priorités déterminées et la vie devenue bien plus tranquille et sereine, il sera toujours temps de prendre un engagement important.

Savoir ne rien faire

Je sais que c'est très important de prendre son temps, et même parfois de rester sans rien faire, juste réfléchir. Mais dans la pratique j'ai vraiment du mal ! Heureusement que j'ai du temps pour méditer quand je cours, parce que sinon ça m'est vraiment difficile. Ce n'est pas que je n'ai pas le temps, il y a des moments calmes le soir ou le week-end, mais dès que je me pose quelque part, c'est plus fort que moi, je sors mon téléphone, un livre ou mon tricot.
J'ai l'impression que c'est un symptôme de notre génération, et que c'est encore pire pour la génération suivante.

Si vous lisez l'anglais


Un article de Joshua Becker sur l'image négative sur repos dans notre société

Côté désencombrement

Des petits pas ce week-end. J'ai trié un énorme carton à dessins avec quasiment tous les dessins de maternelle des enfants. J'en ai gardé 1/4 environ (c'est encore beaucoup mais c'est vraiment difficile!). Encore des vêtements trop petits des enfants triés et mis dans le bac de la Croix rouge.


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